Une guêpe utilise des coccinelles comme gardes du corps pour sa progéniture

first_imgUne guêpe utilise des coccinelles comme gardes du corps pour sa progénitureUne guêpe parasite a recours à un bien étrange moyen pour protéger sa progéniture. Baptisée Dinocampus coccinellae, elle pond dans une coccinelle, sans tuer cette dernière dont elle se sert comme d’un véritable garde du corps.La majorité des guêpes parasitoïdes pondent leurs oeufs dans le corps d’autres insectes qu’elles tuent. Mais la Dinocampus coccinellae, elle, épargne les coccinelles dont elle se sert pour devenir “le garde du corps de son cocon”, explique le CNRS dans un communiqué. Cette espèce de guêpe parasitoïde et son comportement ont été observés et analysés par des chercheurs du laboratoire Maladies infectieuses et vecteurs et de l’Université de Montréal. Des travaux qui sont publiés le site de Biology Letters.À lire aussiLa dracunculose, quand un ver parasite pénètre et se développe dans le corps humainLes chercheurs ont ainsi découvert que les femelles Dinocampus coccinellae pondaient leurs oeufs dans l’abdomen d’une coccinelle. Pendant la vingtaine de jours que dure le développement larvaire, le parasite s’alimente de ses tissus. Elle s’extrait ensuite de l’abdomen de son hôte sans le tuer, puis tisse son cocon entre les pattes de la coccinelle, qui se trouve en partie paralysée et n’a pas d’autre choix que de conserver ce cocon. Pour les chercheurs, “le comportement atypique de la coccinelle résulte bien d’une manipulation orchestrée par la guêpe afin d’être protégée de la prédation jusqu’à la fin de son développement, c’est-à-dire jusqu’à l’émergence de la guêpe adulte”. Les travaux des scientifiques ont montré que les cocons gardés par une coccinelle vivante s’avéraient bien moins vulnérables par rapport à ceux laissés seuls, ou conservés par le cadavre d’une coccinelle. Ce sont des sécrétions produites par la larve lorsqu’elle s’extrait de l’abdomen de son hôte qui forcerait la coccinelle à garder le cocon.Les chercheurs ont en outre découvert avec surprise qu’environ 25% des coccinelles manipulées par cette étonnante guêpe parasitoïde retrouvent leur comportement une fois la guêpe devenue adulte. Il s’agit d’un “cas très rare de manipulation de comportement réversible”, souligne le CNRS.Le 2 juillet 2011 à 16:35 • Emmanuel Perrinlast_img

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